Patrimoine

Les monuments de Damerey

L’école


 1833 : la loi oblige chaque village à avoir une école.

On trouve mention de l’école déjà en l’année 1791 mais elle n’était pas située ici. On n’a malheureusement pas retrouvé l’emplacement de l’ancienne école. On sait juste que les écoles étaient des fermes en ruine. L’école était mixte.

 

1836 : ordonnance de l’état pour la scolarisation des filles. Vu le trop grand nombre d’enfants à Damerey, il est décidé à cette époque  de créer une école à part pour les filles.  

 

L’école était payante. Les parents fournissaient le matériel, les enfants n’avaient souvent pas grand-chose pour étudier. Les enfants allaient à l’école l’hiver mais ils aidaient leurs parents à la belle saison.

 

1849 : délibération pour accepter les enfants pauvres à l’école

 

1881 : loi pour la gratuité de l’école ; 1882 : école obligatoire

 

1881 : achat du terrain de l’école actuelle

 

1885 : le préfet demande que les deux instituteurs soient logés : appartements sur les plans de 1886.

 

1887 : après plusieurs années, le projet de l’architecte est enfin adopté

 

1888 : les travaux débutent mais s’avèrent plus compliqués que prévus (des murs ne pourront pas être conservés vu leur mauvais état). Ils prennent fin en 1890.

 

1913 : construction des préaux

 

1920 : construction des grilles et portail devant l’école

 

 

Le four à pain


 On n’a pas retrouvé sa date de construction  mais il apparaît déjà sur un plan de l’année  1824.

Autrefois le pain était l’aliment de base de la population. On en mangeait jusqu’à 1 kg par jour et par personne.

 On pense qu’il s’agissait d’un four communal et que le bâtiment servait aussi de fournil car il est isolé des autres bâtiments. Le four était allumé une fois par semaine : tout le monde pouvait venir faire cuir son pain. Puis le four refroidissait et servait dans la semaine à la cuisson d’autres aliments.

Dans les fours semi-collectifs (utilisés par plusieurs personnes), la gueule du four donne sur l’extérieur.

Il y a en fait ici deux fours : un grand et un petit.

Un four est constitué d’une sole (la base réalisée avec un matériau réfractaire) couvert d’une voûte hémisphérique le tout donnant sur une bouche (une gueule) permettant d’enfourner le pain.

On fait chauffer tout d’abord le four avec des fagots de bois.

Quelques indicateurs que la température de cuisson est atteinte (environ 300 degrés)

·         Les pierres de la voûte sont devenues blanches en surface

·         Des étincelles se produisent lors du passage des dents d’une fourche sur la pierre

·         Si un épi de blé laissé une minute ou deux au milieu du four, porte ouverte, noircit, c’est que la température est trop haute

 

Le four a été mis en chauffe hier après-midi.

Quand le four est assez chaud, on retire les cendres à l’aide d’un instrument à décendrer puis on retire les tisons. On termine le nettoyage du four avec un  tissu humide accroché au bout d’un bâton ou avec un balai humidifié.

 

On enfourne ensuite la pâte à pain. Elle cuit grâce à la chaleur emmagasinée : entre 35 et 40 minutes. On peut mettre 45 miches entre les deux fours.

 

 

La mairie-presbytère


 Avant 1827 : messes à Damerey tous les dimanches et les vêpres tous les premiers dimanches de chaque mois. Le reste du temps messes à St Maurice Qui était l’église paroissiale.

 

7 mai 1827 : la commune demande l’érection de l’église en succursale (Eglise qui supplée à l’insuffisance de l’église paroissiale) : Damerey comptait 667 habitants, les chemins étaient presque impraticables l’hiver pour gagner St Maurice en Rivière dont l’église était insuffisante pour les fidèles des deux paroisses.

 

En 1828, la commune de Damerey rachète l’ancien presbytère de la paroisse, devenu après la révolution la propriété d’un marchand drapier à Mâcon. La maison abrite alors le logement du prêtre desservant de la paroisse au rez de chaussée et les services municipaux au premier étage. Mais dès le début la cohabitation est difficile. Et en 1848 le Conseil Municipal demande l’échange du local occupé par la commune et celui du prêtre afin que les locaux deviennent indépendants.

 

 L’église St Georges

 

St Georges : saint patron de Damerey et saint protecteur de la Bourgogne

L’église St GEORGES a une abside romane datant du XIIème siècle avec une voute initialement peinte en bleu.
C’est à la fin du XVIIIème siècle que la nef de l’église fut couverte d’un berceau lambrissé.

Sous Napoléon III, l’alignement du tracé de la route impériale a nécessité en 1864 le sectionnement de l’extrémité est du cimetière, laissant le chevet de l’église en surplomb sur la voie. L’abside a alors été renforcée par deux contreforts puis lors d’une restauration récente  par un cerclage métallique ancré dans le mur  de l’église.
D’importants travaux d’agrandissement et de restauration du clocher auront lieux entre 1868 et 1893.

La cloche de Damerey, en bronze, date de 1756. Elle porte deux phrases : la première, en latin, rappelle ses attributions : donner l’alarme, appeler à la prière et sonner les joies et les deuils. La deuxième, en français, énumère les noms de curé, du parrain et de la marraine, toujours de haut rang. Elle est gravée du Christ en Croix, d’une Vierge à l’Enfant et du cachet du fondeur.  

 

 

Le colombier


 Le domaine du presbytère comprenait de vastes dépendances dont le pigeonnier. (on trouve les pigeonniers carrés à toit de tuiles plates au xviie siècle.) Le bâtiment attenant devait être un poulailler.

 Les termes « colombier » et « pigeonnier » sont synonymes. Le mot « pigeonnier » est plus commun au XIX è siècle. La présence d’un pigeonnier sur un domaine permettait au propriétaire d’affirmer sa position sociale.

 La taille du pigeonnier était toujours en rapport avec celle du domaine. On compte en moyenne ½ hectare par nid. Il y a ici environ 260 nids.

 Sa fonction est d’accueillir les pigeons  pour leur permettre de pondre et de couver les œufs à l’abri des intempéries et des prédateurs. L’intérieur est divisé en nichoirs appelés boulins. Chaque boulin est le logement d’un couple de pigeons. L'exposition au levant est la meilleure, car les pigeons aiment profiter des premiers rayons de soleil.

 

La construction des pigeonniers obéit à quelques règles de sécurité : portes d’accès hermétiques (aujourd’hui disparues) et murs lisses (normalement munis d’un bandeau en saillie nommé larmier ou radière) afin d’interdire la montée aux prédateurs (fouines, belettes…). La façade était, si nécessaire, enduite uniformément ou seulement sur une bande horizontale, afin d’empêcher leur ascension. Les premiers boulins doivent être à plus de cinquante centimètres du sol pour empêcher les rats de sauter jusqu’aux nids.